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Lorsque Gaïa s'élève...

Dernière mise à jour : 30 mars 2020

Suivre le flux de la Vie


artiste: Kelly Louise Judd



« … le virus vise à maintenir l’équilibre. Il s’attaque préférentiellement à l’espèce dominante et qui s'approprie toutes les ressources… pour donner de la place aux plus faibles et donc augmenter la biodiversité»

Boucar Diouf, biologiste, à propos des virus en milieu marin



Alors que la religion poursuivait son déclin, certains ont découvert que la spiritualité n’était pas une question d’allégeance mais bien de foi en soi-même. La capacité de démêler le vrai du faux ne tenait plus en la tête d’un dirigeant spirituel mais bien dans notre travail de conscience personnelle. Plusieurs ont déplacé cette allégeance envers d’autres dirigeants, celle des politiciens. Alors que nous faisons face à une pandémie, plusieurs dysfonctionnements sont mis en lumière, les violences familiales, les situations d’itinérances, de pauvreté, de santé mentale. Les milieux communautaires en mal de bénévoles à défaut de sains financements depuis de nombreuses années ont fort à faire en ce moment, sans compter les milieux hospitaliers qui travaillent dans des conditions défaillantes depuis fort longtemps…Malgré la gestion relativement efficace des autorités ici au Québec, face à la pandémie, nous devrions tout de même garder la tête froide devant les événements et nous rappeler, à l’heure venue, les nombreux écueils de notre société.


D’autre part, Gaïa, dans son propre langage, nous démontre à quel point nous sommes envahisseurs, les animaux qui se permettent des promenades dans des lieux où jamais nous ne les apercevons, les cours d’eaux qui s’assainissent, les oiseaux qui chantent gaiement…même entre nous, nous n’avons de cesse de lutter, les plus forts gagnants sur les faibles alors que tous, autant que nous sommes, pouvons apporter notre lumière en ce monde, à notre façon. La saisons printanière des amours, épargnée du stress de notre pollution quotidienne, pourrait s’en porter mieux et nous faire profiter de nombreux nouveaux petits êtres sauvages à l’été. À l’heure où les écosystèmes sont détruits et les espèces menacées, il s’agit d’une bénédiction.


Petite, je vivais constamment dans la peur, au cœur d’un climat de violence et plongée dans les mensonges. Je croyais que la vie était faite ainsi, c’était normalisé, banalisé autour de moi. Puis j’ai appris, par la bouche d’une autre que mon vécu n’avait rien de commun et que je pouvais m’éloigner de cette peur si j’en prenais les moyens. Malgré tout, en grandissant, j’ai compris que tout le monde avait peur, de petites et de grandes craintes, et que celles-ci modifiaient les comportements de chacun, en fonction de leurs expériences. Même dans un climat social de paix, la peur nous suit partout. Nous craignons l’inconnu. L’humain, en perte de repères, se fait facilement happer. Certains savent exploiter cette peur, pour leur propre profit. Et c'est alors que nous nous enfonçons.


La voix dans notre tête ne nous appartient pas Quand nous naissons, nous n'avons pas cette voix. La voix dans notre tête vient après notre apprentissage - d'abord du langage, puis des différents points de vue, puis de tous les jugements et mensonges. Quand nous apprenons d'abord à parler, nous ne disons que la vérité. Mais petit à petit, tout l'Arbre de la Connaissance est programmé dans notre tête, et le gros menteur finit par s'emparer du rêve de notre vie.

Don Miguel Ruiz, La voix de la connaissance, - à propos de la légende d'Adam et Ève


Je me rappelle mon adolescence turbulente où parfois, ivre morte, à l’heure de me coucher, il me prenait cette frayeur soudaine que la fin des temps survienne alors que je n’étais même pas en mesure de réagir, l’esprit trop troublé par l’alcool…Les dépendances à la consommation et aux distractions sont comme l’alcool. Ils nous empêchent de voir la réalité en face et nous plonge dans des bonheurs éphémères, qui ne mènent à rien.


Au lieu de se laisse envahir par la peur et renforcer ces comportements destructeurs, laissons-nous baigner par l’espoir et le courage de changer nos habitudes. La Nature ne cherche pas à imposer la peur, elle reprend simplement sa place. La vie n'appelle pas la honte. Elle nous rappelle simplement combien nous avons erré. Elle provoque le changement que nous ne lui avons pas accordé. Chaque être rabaissé, piétiné et bafoué fini par vouloir se relever, peu importe les conséquences. Il s'agit d'une loi immuable. Et cela est si soudain et inattendu lorsque cela survient, que la peur apparaît. Si un peuple a peur, il rejette, il blâme et il juge ce qui est différent de lui et se divise. La peur prend tous les humains au détour, du petit enfant qui refuse de quitter sa mère pour la première fois au vieillard malade qui ignore de quoi demain sera fait…Parce que nous avons tous un besoin essentiel à combler, celui de se sentir protégé.


Il est temps de sortir de notre peur. Car, comment la terre peut-elle avancer, si nous bloquons le flux de la vie en elle? De la même manière, comment comptons-nous progresser lorsque nous nous attachons à des comportements addictifs et nuisibles?


La planète nous envoie un message crucial en ce moment. Elle s'attend à ce que nous parcourions le chemin avec elle. Elle nous appelle à la solidarité. Nous ne sommes pas indispensables à sa survie. Au contraire, elle se porte bien mieux sans nous.


C’est nous qui avons besoin d’elle et non l’inverse. En temps normal, si nous vivions réellement en conscience, nous prendrions soin de Gaïa puisqu’elle agit comme une mère. Elle nourrit ses enfants, elle leur offre l’espace, l’oxygène, la beauté nécessaire à la croissance de ses petits. Or, nous sommes plongés depuis des décennies dans la transe collective, celle de l’ivresse de notre attachement à la consommation. Cette consommation qui traduit notre peur du manque, du jugement de l'autre en voulant bien paraître, notre peur du vide que pourrait créer l'espace et le temps de réfléchir.


La méditation est une clé essentielle pour apaiser ces craintes inutiles qui nous desservent.


Ce qui dilue la peur, c’est l’espoir…et la seule manière de se déposer dans cet espace est de se relier à soi-même, notre espace intérieur situé au niveau du cœur. La peur pénètre au niveau de la tête, du mental avec tous les messages négatifs des médias, entre autres, qui entraînent de fausses convictions. Alors que l’espoir pénètre essentiellement dans l’espace du cœur. Si vous sentez le besoin de vous débrancher ou de limiter vos temps de distractions, faites-le. Car, lorsque l’espace du mental est trop chargé, il est impossible de se brancher à son intuition et au cœur.





Dans l’espace du mental, nous laissons place aux inquiétudes. Nous nous tournons constamment vers le passé ou le futur et déterminons ainsi des scénarios catastrophes, la plupart du temps imaginaires. Dans l’espace du cœur, nous demeurons présent à soi et aux autres et conservons l’équilibre. Laissons le passé derrière et regardons ce que l’on veut faire de notre présent. Si nous nous laissons envahir par la crainte qu’il soit trop tard, nous baissons les bras collectivement. Les tueurs d’espoir sont partout, à nous de les ignorer, de fermer la valve de leurs hurlements et de garder le cap.


Beaucoup d’êtres ferment la porte à la méditation car cela est exigeant et demande de faire face à soi-même, à nos forces comme à nos défaillances. Mais il est un temps pour s’offrir du bon temps et d’autres pour construire un nouveau monde. Ce temps est venu. Nous avons tous le courage de le faire, aussi bien caché soit-il.


Prenons soin de nous-mêmes et de notre famille. Nous pouvons méditer simplement en marchant et observant les beautés autour de soi. Aucune méditation ne vaut plus que l’autre si celle-ci permet de créer un espace de paix intérieure. Cela évite de se laisser dévorer par nos béquilles allant de la surconsommation des réseaux sociaux, de plaisirs matériels, alcool et autres substances addictives jusqu'à nos dépendances affectives, dont le simple but est d’ignorer le petit et grands saccages de nos âmes. Méditer donne également confiance car elle nous connecte à notre potentiel souvent ignoré. Elle nous permet de nous sortir de nos mécanismes de défense inconscients en gardant contact avec l’espace du cœur.


Pour ma part, j’apprécie le fait de marcher en me branchant à la Terre, dans l'espace de mon coeur, me fortifiant à travers elle en lui offrant toute ma confiance. Cet espace méditatif me permet d’imaginer des scénarios de visualisation, où les plantes se régénèrent, où les animaux se prolifèrent et où le Soleil participe à la toute puissance de la Vie. Pleinement occuper la Nature nous permet de connecter à notre énergie vitale car c’est l’énergie de la terre notre carburant. Je crois en l’âme vivante de la Terre. À mes yeux, tout ce qui est vivant possède une âme et a droit au respect.


Méditer est bon pour l’âme et mène au respect du vivant. Toute personne qui médite le sait.


Gaïa agit toujours en mère bienveillante car pendant que la Vie, sous toutes ses formes, reprend ses droits, je la trouve plutôt douce, dans les circonstances. Ainsi, elle nous donne, à nous ses enfants, aussi l’espace pour reprendre notre droit à la Vie, la vie réelle, dans l’espace du cœur, celle qui nous permet de ressentir, de profiter du beau et du bon, de voir le temps s’écouler et de goûter aux bienfaits d’être en relation avec tous les êtres vivants, principalement avec l’être qui nous habite.


Ces dernières années, nous avons appris à poser des limites auprès de nos proches, des nos amis, de nos collègues et connaissances. Il est possible que nous ayons encore du boulot à faire de ce côté. Il est maintenant temps de progresser dans ce parcours et de poser ces limites face à nous-mêmes, quels sont les abus que je me permets envers ma propre mère nourricière sans m’en soucier? Qu’est-elle en train de me dire? Est-il possible qu’au cœur de tout son amour et sa générosité, elle ait tardé à nous affronter? Alors que la Terre était en train de se consumer, personne n’était à l’écoute. Maintenant que le silence s’est fait, nous pouvons sentir battre son pouls et entendre son message. Elle a pris ses propres moyens, dans son propre langage. C’est une mère à bout de souffle. Si nous avons déjà porté ce rôle, nous savons ce que cela comporte comme défi. La puissance du symbole de la mère aimante qui pousse ses petits hors du domicile définitivement, pourra-t-il nous permettre cet éveil de conscience nécessaire au changement?


Les scientifiques, jusqu’à présent, ont su nous expliquer de quelle manière la vie existe sur Terre sans toutefois pouvoir nous expliquer pourquoi nous sommes ici…La seule manière de donner un sens à notre existence est d’ajouter de la valeur à notre vie. Celle-ci aura-t-elle eu un rôle de transformation lors de son passage? C’est un immense pouvoir que nous avons.


Il me semble évident que le mieux que nous puissions faire est de modifier nos habitudes, changer les mécanismes de la société. Chaque épreuve est une occasion d’apprentissage. Et tout cela passe par une métamorphose intérieure, des prises de consciences et un temps de réflexion. Voilà notre chance de choisir entre avancer aveuglément dans notre pur égoïsme ou alors de choisir un autre chemin. L'ère du mental doit être laissé derrière nous pour laisser place au plein espace du coeur. Il est temps de reconnaître que nous nous sommes égarés en maintenant l'intellect sur un piédestal. Le coeur ne ment jamais contrairement au mental.


Une méditation collective mondiale se prépare pour le 4 avril. Il est utile de créer cet égrégore de paix et d'amour quotidiennement, dès notre réveil, ne serait-ce que pour le faire rayonner au cœur de nous-mêmes et au sein de notre foyer. Tout est lié. Quel espace choisirez-vous, celui de la peur ou celui de l’espoir?








 
 
 

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